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flippa
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Contacté par Le Point, le PMU n'a pas souhaité répondre aux questions!!!

Message par flippa » lun. sept. 18, 2017 9:58 pm

Les mille et une combines des paris hippiques
Dopage, règles floues, résultats truqués, l'hippisme est au cÅ“ur de plusieurs affaires judiciaires et dans le viseur de la Cour des comptes. Enquête.
Par Armel Mehani

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Rien ne va plus chez les turfistes. Plusieurs affaires judiciaires ébranlent le monde de l'hippisme et mettent au grand jour des pratiques douteuses dans l'organisation et le déroulement des courses. Des entraîneurs prêts à  tout pour manipuler les résultats des courses, des jockeys complices, des commissaires de courses peu regardants… Selon nos informations, il y aurait même eu plusieurs cas d'entente illégale, mais aussi de dopage.

Plusieurs individus, à  l'origine de drames, ont d'ores et déjà  été mis en cause. Comme à  Nantes, le 12 avril 2016, lors du prix Sarah Gosse, o๠un cheval fou enjambe la lice, puis percute une partie du public, avant de mourir. L'accident éveille les interrogations des spécialistes de la discipline, mais aussi du parquet, qui ouvre une enquête préliminaire.

Les chevaux fous


Les prélèvements effectués lors de l'autopsie de l'animal confirment la présence de fortes quantités de substances chimiques suspectes dans son organisme. Fait troublant : les enquêteurs découvrent que le propriétaire de l'hippodrome de Nantes a cherché à  se faire communiquer les résultats des analyses dans leur dos, en contactant directement un vétérinaire nantais.

Lors des perquisitions menées au domicile de l'entraîneur, la police découvre effectivement des médicaments qui serviraient à  masquer les effets du dopage. Serge F., bien connu du sérail, mais aussi des services de police, n'en serait pas à  son premier coup d'essai. Et visiblement l'accident de Nantes ne lui a pas servi de leçon puisqu'il a été sanctionné par France Galop au mois de septembre 2016 pour les mêmes faits.

Un autre de ses « poulains », Spidermanfr, avait alors été dépisté positif à  la suite d'un contrôle à  Auteuil le 15 juin dernier. Soupçonné de blessures involontaires, de transport, importation et emploi de substances vénéneuses, et de tentative d'escroquerie, il a longuement été entendu par les enquêteurs, avant d'être relâché dans l'attente de son jugement.

Du côté de France Galop, on plaide la transparence : « Nous sommes les premiers au monde à  avoir instauré un système antidopage aussi performant, nous sommes la référence », explique Pierre-Marie Godot, responsable des contrôles vétérinaires. « S'il y a dopage, les sanctions tombent, allant de six mois à  la perte de son agrément », poursuit-il. Selon nos informations, il y aurait eu 26 cas de dopage détectés en 2015 sur 11 000 contrôles de course.
Des paris « bidon »

Mais les moyens mis à  la disposition des autorités semblent bien dérisoires face aux nombreuses petites escroqueries qui gangrènent le milieu des courses. Ainsi, à  l'instar d'un boxeur qui se couche, certains protagonistes « retiennent » leurs chevaux ou leur enlèvent du poids pour fausser les résultats des courses. Au mois de juin 2015, Canal+ révèle une affaire présumée de corruption et d'abus de biens sociaux mettant en cause Julien D., un propriétaire de chevaux et gérant de PMU. Il explique, sans sourciller, comment il a demandé à  son jockey de « retenir » son cheval pour ne pas intégrer le quinté de tête. L'enquête a permis d'ouvrir une boîte de Pandore et de mettre au jour de nombreuses zones d'ombre dans la gestion des deux bars PMU de Julien D. Interpellé à  son domicile avec sa femme le 6 octobre 2016, l'homme était aussi un gros parieur !

De même, les commissaires des courses, qui sont les arbitres des débats, seraient loin d'être « neutres ». Ils seraient parfois propriétaires de chevaux ! « Imagine-t-on l'arbitre d'un match de football propriétaire d'un club ? » s'insurge un policier.

Un incroyable vide juridique laisse place à  des fraudes, voire à  des tricheries organisées. La Cour des comptes s'en émeut, dans un rapport du 26 octobre 2016. « Les dispositions ne paraissent pas suffisantes pour garantir la régularité des courses », la Cour va jusqu'à  dénoncer des risques de manipulation. Contacté par Le Point, le PMU n'a pas souhaité répondre à  nos questions.

La combine du handicap

Autre modus operandi bien connu des champs de course, la technique dite du handicap. De quoi s'agit-il exactement ? Une sous-selle de plomb est parfois placée sur un cheval quand on considère qu'il est trop performant, le tout dans le but de le handicaper et d'équilibrer la course. « à‰videmment, certains n'ont pas envie de courir avec un tel handicap : d'o๠la tentation d'ôter le plomb ! » souligne un connaisseur. Ainsi, à  Angers, le 26 novembre 2015, un entraîneur avait discrètement enlevé le handicap de son poulain au moment du départ, avant de le remettre juste avant la pesée de contrôle. Le cheval avait ce jour-là  gagné l'épreuve, avant que le jockey ne reconnaisse la supercherie. Selon nos informations, le propriétaire du cheval en question, Christophe L., était, là  encore, bien connu des autorités. Avec quatre procédures disciplinaires à  son actif, il avait déjà  été suspendu douze mois par France Galop pour des faits similaires.

à€ son domicile, les enquêteurs retrouvent sept chevaux dans des box à  la propreté douteuse. Lors de sa garde à  vue, le jockey de la course reconnaît les faits et charge son entraîneur. Selon des documents que Le Point a pu consulter, l'homme explique de façon détaillée comment son entraîneur procède pour fausser les courses : « Il connaît très bien certains commissaires et, selon les endroits o๠se déroulent les courses, le degré de connivence varie… à€ Pontivy, par exemple, il trichait à  chaque fois. » Le jockey avoue aussi avoir subi des pressions pour ne pas parler.

D'après France Galop, les handicapeurs, chargés de déterminer le poids porté par chaque cheval lors des courses, et dont la décision est largement susceptible de modifier l'issue des courses, ont l'interdiction de parier. Mais, selon nos informations, même cette règle ne serait pas respectée.

Autre combine révélée au mois de juillet 2015 à  Cagnes-sur-Mer : un jockey aurait reçu l'ordre de retenir son cheval pour ne pas remporter la course et terminer 4e. Gagnant, le cheval, Baby Lou Max, aurait remporté plus de 70 000 euros de gain. Mais dans ce cas, comme le précise le règlement, il aurait dû porter un handicap lors de la course suivante qui n'était autre que le prestigieux Silver Line, bien plus intéressant au niveau des gains et de la notoriété pour les propriétaires de chevaux. Ordre aurait donc été donné au jockey de ne pas intégrer le trio de tête. Un tour de passe-passe qui a fonctionné puisque Baby Lou Max a remporté dans la foulée le prix Silver Line. Trompés, les parieurs, eux, n'ont jamais été remboursés.
Un secret de Polichinelle

Pour lutter contre ces dérives, la Cour des comptes préconise la mise en place d'un système plus éthique et plus répressif qui empêcherait toute personne qui a un rapport de près ou de loin avec les courses de parier, même par l'intermédiaire d'une tierce personne.

La Cour s'étonne également que les PMU n'aient pas engagé des mesures plus restrictives pour connaître le profil de ses parieurs. Elle propose donc la création d'un fichier qui permettrait d'identifier les parieurs propriétaires de chevaux.

Pourtant, si ces révélations inquiètent les autorités, elles n'étonnent guère les passionnés… Au comptoir d'un PMU des Champs-à‰lysées, elles amusent Maurice, un vieux turfiste grisonnant qui joue depuis près de 40 ans. Toutes ces combines, il les connaît sur le bout des doigts. Parmi ses amis, de nombreux jockeys. Et d'expliquer ce qui lui semble être un secret de Polichinelle : « Dans chaque course, il y a des chevaux qui ne courent pas vraiment pour gagner… Dans les journaux spécialisés, il faut savoir lire entre les lignes ! » nous confie ce parieur aguerri. « S'il est écrit que le cheval effectue une course de rentrée, il faut comprendre qu'il va faire le tour sans chercher à  gagner ! » Pas vraiment équitable pour les néophytes qui ne savent pas décoder la presse spécialisée. :evil:



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