Du trafic sur les terrains de courses du PMU

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Du trafic sur les terrains de courses du PMU

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flippa
Messages : 8
Inscription : lun. sept. 18, 2017 9:10 pm

Du trafic sur les terrains de courses du PMU

Message par flippa » lun. sept. 18, 2017 9:27 pm

Trois affaires de fraudes présumées montrent que les pratiques de certains jockeys ou entraîneurs peuvent fausser le résultat de courses hippiques. Premiers perdants : les parieurs.

L'heure du grand ménage dans le milieu des courses hippiques a-t-elle sonné ? Au printemps, les enquêteurs du service central des courses et jeux (SCCJ), notamment chargés de lutter contre les escroqueries et tricheries au fil des 18 000 courses disputées chaque année en France, ont recueilli les « aveux » d'un jeune jockey sur certaines « méthodes » en cours dans le petit monde des chevaux de courses. Ce cavalier a reconnu avoir sciemment retenu sa monture lors d'une épreuve disputée à  l'été 2015.

Pis : le jockey a soutenu que cette pratique, connue sous le nom de « faire le tour », était adoptée par beaucoup. « C'est une pratique très courante, nous a-t-il confié. Il s'agit de préserver nos chevaux. On ne peut pas leur faire courir à  fond toutes les courses. » Une « attitude » proscrite par l'article 76 du Code des courses hippiques qui stipule qu'il est « interdit de faire partir un ou plusieurs chevaux dans une course sans avoir l'intention de la gagner ».

Source: http://www.leparisien.fr/faits-divers/t ... 349899.php


Des résultats faussés

Outre le fait d'être en infraction, les jockeys faussent surtout les résultats des courses, au détriment des parieurs. Et même si certains estiment qu'il est beaucoup plus « dur de faire le tour aujourd'hui qu'il y a vingt ans » -- à  l'image de Dominique Boeuf, ancien jockey vedette au galop --, cette tricherie subsiste.

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Les policiers ont aussi été saisis, au printemps, pour des soupçons de dopage après la mort d'un cheval en pleine course. L'équidé était subitement sorti de sa ligne avant de venir s'écrouler sur des spectateurs aux abords de la piste.

« Ce type d'accident est extrêmement rare, soutient Olivier Delloye, le directeur général de France Galop, l'une des principales sociétés organisatrices de courses en France. Nous réalisons près de 30 000 contrôles antidopage par an qui révèlent 200 cas positifs. Nous sommes très vigilants. Car si les parieurs ont des doutes, ils ne viendront plus jouer. Près de 90 % de nos ressources proviennent des paris hippiques. Nous avons donc tout intérêt à  lutter contre le dopage. »

Et les parieurs dans tout ça ?

« Retenir son cheval est une pratique répandue »

Labo incontournable

Sa « dépendance » vis-à vis des sociétés qui organisent des courses est souvent pointée du doigt. Lui l’évoque dans un sourire. « Certes, ces sociétés nous fournissent le plus gros de nos analyses, reconnaît le docteur Yves Bonnaire, patron du laboratoire des courses hippiques (LCH) à  Verrièresle- Buisson (Essonne). Mais je peux vous garantir que nous sommes totalement indépendants ! Nous n’avons aucune pression des sociétés de courses. Par ailleurs, il est impossible de manipuler les résultats des analyses. » D’aucuns estiment que près de 80 % du chiffre d’affaires du LCH est réalisé grâce aux 30 000 échantillons confiés chaque année par les sociétés de courses. « Une partie de notre argent provient de ces sociétés, c’est une réalité, poursuit Yves Bonnaire. Mais notre système de contrôle antidopage est infalsifiable. » A noter que la grande majorité des cas positifs révèlent des traces médicamenteuses.

« Nous publions l'intégralité de nos sanctions »

France Galop est l'un des principaux organisateurs de courses en France.

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Comment s'organise le contrôle des courses ?

OLIVIER DELLOYE. Nous sommes garants de la régularité des courses de galop en France. Des commissaires disposent de nombreux moyens vidéo mis en place sur les hippodromes pour surveiller le déroulement des 7 300 courses que nous organisons chaque année. Ils sont là  pour défendre l'intérêt des parieurs, notamment en garantissant qu'aucun cheval n'a été gêné pour obtenir la place à  laquelle il pouvait prétendre. S'il s'avère qu'un jockey n'a pas disputé toutes ses chances, il est sanctionné. Chaque année, entre 2 500 et 3 000 sanctions de tous ordres sont prises en moyenne par nos commissaires de courses sur les quelque 77 000 partants au galop. Ces sanctions peuvent aller jusqu'au retrait de licence, même si ce type de cas est très rare.


Les parieurs sont-ils informés des tricheries détectées ?

France Galop publie l'intégralité des sanctions des commissaires sur son site Internet et dans son bulletin officiel qui paraît tous les quinze jours. Les parieurs peuvent aussi les trouver dans la presse spécialisée.


En dehors des courses, d'autres dérives ont été mises en lumière...

Dans le cas de cet entraîneur qui a retiré le tapis de plomb de son cheval avant le départ de la course, nous avons été prévenus par la propriétaire de la bête. Lui et son jockey ont été convoqués par les commissaires. L'entraîneur a écopé d'un an de suspension, son jockey de six mois. Il a fait appel de cette décision, mais elle a été confirmée. En revanche, la peine de son jockey a été ramenée à  trois mois. Ce même entraîneur fait également l'objet de poursuites judiciaires. Enfin, les policiers des courses et jeux nous ont demandé de lui retirer ses agréments pour une durée indéterminée. Nous sommes obligés de nous soumettre aux demandes des policiers.


En revanche, vous n'êtes pas obligés de leur signaler les tricheries que vous détectez...

Toutes les sanctions font l'objet d'une publication accessible au public. Ce n'est pas très compliqué d'éplucher les décisions prises par nos commissaires. Ce serait un assez mauvais procès que les policiers des courses et jeux nous feraient en nous reprochant de ne pas les alerter. Encore une fois, notre intérêt est que les tricheurs soient sanctionnés.



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